PasseMuraille N° 3 & 4 / Décembre 2007

Sommaire de PasseMuraille N° 3 & 4 / Décembre 2007 (Numéro double. 58 p)

 

  • ·         Le mot de passe
  • ·         Dossier : Hortefeux à volonté sur l’immigration ·         L’immigration enjeux de société ! Qui pourrait encore en douter ? (Mohsen Dridi)·         Les sans-papiers en lutte dans le Nord (Hafedh Affes)·         Bienvenue à Gattaca France (Houcine Bardi)·         Entretien avec Mme Khédidja Bourcart·         Billet : Aliens (Mohsen Dridi)·         Les jeunes et le Ministère de l’identité nationale (Evelyne Perrin)·         Le dernier râle du droit de vivre en famille (Omar Gasmi)·         Billet de Tunisie : Dénit de solidarité (Nabil Azzouz)
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  • ·         Discriminations·         Femmes immigrées : Quand la fille d’immigrés se fait l’instrument d’une justice d’abattage (Houcine Bardi)·         Statut des femmes issues de l’immigration maghrébine (Catherine Maja)·         Allez vous faire soigner ailleurs ! (Marie Casen)·         Entre la mobilité et l’impotence : La question du retour pour les retraités maghrébins (Alister Hunter)

  • ·         Citoyenneté : L’opération IVIM cru 2007 (Hafedh Affes et Sassi Ben Moussa)
  • ·         Zoom sur l’association Droit à la langue
  • ·         Où en est l’affaire des sept pêcheurs d’Agrigente (Oumeya Seddik)
  • ·         2 ans après Ceuta et Mellila, hommage aux victimes subsahariennes (Hafedh Affes)
  • ·         Bilan du 1er Forum social des quartiers populaires
  • ·         Culturelles ·         Nouvelle : Suicide dans un miroir de Houda Zékri·         Portrait : Un cinéaste est né :Jilani Saadi
  • ·         Avec les enseignants grévistes de la faim en Tunisie
  • ·         Banlieues : A quand une véritable priorité, et le respect. (Mehdi Bellabas, Tarek Ben Hiba, Evelyne Perrin) 

Glossaire

Etranger

Au sens de l’ordonnance de 1945, est étranger tout individu qui n’a pas la nationalité française, qu’il ait une nationalité étrangère ou qu’il n’en ait pas.

Immigré

Est considéré comme immigrée toute personne vivant en France, née dans un pays étranger et qui au moment de sa naissance n’était pas française. Ainsi, tout immigré n’est pas nécessairement un étranger (Français par acquisition).

Sans-papiers

Est qualifié de sans-papiers tout étranger âgé de plus de 18 ans, vivant en France sans titre de séjour.

Clandestin

L’étranger inconnu, dont on soupçonne la présence mais qu’on n’identifie pas.

Apatride

C’est la personne qui n’a pas de nationalité : soit elle n’a jamais eu de nationalité, soit elle a été déchue de sa nationalité d’origine.

Asile territorial

Il s’agit d’un statut précaire accordé à l’étranger dont la vie ou la liberté est menacée dans son pays d’origine ou qu’il y est exposé à des traitements inhumains ou dégradants. Son renouvellement n’est pas de plein droit, il peut être refusé si la situation dans le pays d’origine est redevenue normale.

Asile politique

C’est la protection qu’accorde l’Etat sur son territoire aux étrangers auxquels la qualité de réfugié politique est reconnue parce qu’ils craignent des persécutions « du fait de leur race, de leur religion, de leur nationalité, de leur appartenance à un certain groupe social ou de leurs opinions politiques ». Son bénéficiaire jouit d’un statut de résident, renouvelable de plein droit.

Visa

C’est l’autorisation accordée par les autorités consulaires françaises ou autres (visa Schengen) à un étranger pour entrer en France. Elle est matérialisée par une vignette apposée sur le passeport du bénéficiaire.

Zone d’attente

C’est l’espace situé entre les points d’embarquement ou de débarquement et les points de contrôle des personnes. Ou encore, les lieux d’hébergement de type hôtelier situés à côté des gares, des aéroports ou des ports, dans lesquels sont maintenus les étrangers auxquels on refuse l’entrée en France.

Centre de rétention Les étrangers en instance de départ forcé en exécution d’une expulsion, d’une reconduite à la frontière ou d’une interdiction du territoire, sont maintenus dans les locaux de police ou de gendarmerie, ou dans des centres de rétention aménagés pour cet effet comme celui de Paris, près de l’aéroport de Roissy, Mesnil-Amelot, ou celui d’Arenc à Marseille.

Assignation à résidence

C’est la décision par laquelle le préfet ou le ministre de l’Intérieur oblige un étranger, à l’encontre duquel une décision d’expulsion ou de reconduite à la frontière a été prise, de résider dans un endroit déterminé et qu’il ne peut quitter sans autorisation. C’est une mesure provisoire qui se termine soit par l’exécution de la décision d’expulsion ou de reconduite, soit par la clémence.

Regroupement familial C’est le droit reconnu à tout étranger, vivant en France en situation régulière, de faire venir, sous certaines conditions, son conjoint et ses enfants âgés de moins de 18 ans.

Mineur

Tous ceux ou celles qui n’ont pas encore atteint l’âge de la majorité qui est de 18 ans.

Carte de séjour temporaire

Titre de séjour d’une validité d’un an, délivré à plusieurs catégories d’étrangers, renouvelable sous certaines conditions.

Carte de résident

Titre de séjour d’une validité de 10 ans et renouvelable automatiquement.

Péremption de la carte de résident

L’étranger qui séjourne en dehors du territoire français pendant plus de trois ans consécutifs voit sa carte de résident périmée alors même que sa date de validité n’a pas encore expiré.

Refoulement

C’est le fait de refuser à un étranger l’accès au territoire français.

Reconduite à la frontière

C’est la décision prise par le préfet à l’encontre d’un étranger en situation irrégulière, ordonnant sa reconduite à la frontière.

Expulsion

C’est la décision prise par le préfet ou le ministre de l’Intérieur à l’encontre d’un étranger en situation régulière pour l’obliger à quitter la France parce que sa présence constitue une menace grave pour l’ordre public.

Interdiction du territoire français (ITF)

C’est une décision de justice interdisant à un étranger de séjourner en France pendant une période allant de 3 à 10 ans, ou une période permanente et illimitée.

Double peine

Les étrangers de par leur statut sont soumis par la loi à un traitement administratif et judiciaire différent des nationaux. Ainsi, pour la même infraction commise ou la même peine encourue, l’étranger, à la différence du Français, est doublement sanctionné : en plus de la peine d’emprisonnement, soit il est expulsé par l’administration, soit il lui est interdit par la juridiction judiciaire, de se maintenir sur le territoire français à titre temporaire ou définitif.

Relèvement d’une interdiction du territoire

L’étranger condamné à une ITF à titre de peine complémentaire peut, après un délai de six mois de sa condamnation, et s’il réside à l’étranger, ou s’il est incarcéré ou assigné à résidence, demander à la juridiction pénale qui a prononcé cette sanction de le relever de cette mesure.

Grâce

L’étranger condamné à une ITF à titre de peine principale, peut, dans les mêmes conditions qu’une demande de relèvement, saisir le président de la République d’un recours en grâce.

Abrogation

L’étranger contre lequel une mesure d’expulsion a été prise, peut demander au ministre de l’Intérieur son abrogation, si toutefois l’arrêté d’expulsion a été effectivement exécuté et au moment de la demande l’étranger réside à l’étranger, sauf dans le cas où il est incarcéré ou assigné à résidence

Notre camarade et ami Saïd Bouziri nous a quittés hier mardi 23 juin 2009.

Cette disparition brutale nous laisse désemparés, elle nous prive d’un frère et d’un camarade  qui a été de tous les combats de l’immigration pour la dignité et l’égalité des droits.

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Le sida : se protéger

Le SIDA : On n’en meurt si on ne suit pas de traitement

QU’EST-CE QUE LE SIDA ?

Le sida est une maladie très grave, qui n’a pas encore de vaccin.

Quel que soit notre âge, notre sexe, notre culture, ou notre religion, nous pouvons tous être malade un jour ou l’autre sauf si nous avons des rapports sexuels protégés (préservatifs).

Mais aujourd’hui des traitements très efficaces existent qui ne guérissent pas, mais permettent de vivre quasi normalement pendant plusieurs années. A condition de se faire soigner très tôt après la contamination. 

 

COMMENT SE TRANSMET LE VIRUS DU SIDA ?

 

Dans la majorité des cas, 

 

·                                         par des relations sexuelles sans préservatif, féminin ou masculin (contamination par le sperme et les sécrétions vaginales),

·                                         par une transmission sanguine dans les pays où les transfusions ne sont pas sécurisées, ou par un contact de plaie contre plaie, ou par un partage de seringue contaminée,

·                                         de la mère à l’enfant : au cours de la grossesse, de l’accouchement et par l’allaitement, en cas de non-traitement.

 

 

COMMENT SE PROTÉGER DE LA CONTAMINATION DU SIDA ?

 

·                                  en utilisant un préservatif (masculin ou féminin) lors de chaque rapport sexuel ;

·                                  en utilisant un matériel d’injection désinfectée (seringue, cuillère, eau de préparation) à chaque injection ;

·                                  en ne partageant pas le matériel d’injection.

 

 

QU’EST-QU’ÊTRE SÉROPOSITIF–VE ?

Lorsque l’on se fait contaminer, le virus entre dans le corps et reste silencieux pendant plusieurs années. La personne ne ressent aucun symptôme : on dit qu’elle est séropositive. La personne devient contaminante alors qu’elle ne ressent aucun trouble. Ce qui explique que souvent une personne contaminée peut ignorer qu’elle est séropositive. Or, plus tôt on le sait, plus tôt on peut se faire soigner, ce qui retardera l’arrivée de la maladie de plusieurs années. Aujourd’hui, avec des traitements, on peut avoir un enfant sain, même si l’on est séropositif-ve.

 

Quand on est séropositif-ve, le virus se multiplie silencieusement dans le corps, et détruit les défenses immunitaires qui permettent au corps de se défendre contre les maladies ; Après plusieurs années de contamination et en cas de non-traitement, on attrape plusieurs maladies qui peuvent avoir une issue fatale. 


 

DÉPISTAGE

Le seul moyen de savoir si l’on est contaminé est de faire un test de dépistage par une analyse de sang. Ce test est gratuit et confidentiel dans tous les centres de dépistage anonyme et gratuit de votre quartier (centre CDAG ) ou bien avec une ordonnance de votre médecin traitant. Il s’agit d’un bilan sanguin qui permet de détecter la présence de virus dans l’organisme, et donc de dire s’il y a eu ou non contamination par le VIH.

 

En cas de doute il faut consulter, si possible avec votre partenaire, le plus tôt possible, le service des urgences de l’hôpital, votre médecin traitant, le médecin de la consultation de dépistage anonyme et gratuit (le CDAG) le plus proche de chez vous en évitant de dépasser un délai de 48 heures.

 

Le médecin peut, selon l’évaluation du risque, prescrire un traitement d’urgence pour tenter d’empêcher l’infection dans certains cas. 

 


LE VIRUS DU SIDA NE SE TRANSMET PAS DANS L’ENSEMBLE DES GESTES DE LA VIE QUOTIDIENNE

 

·                                  Boire ou manger avec une autre personne n’est pas contaminant

·                                  Embrasser, toucher une autre personne, dormir à côté d’une autre personne n’est pas contaminant

·                                  Aller au hammam ou à la piscine n’est pas contaminant

·                                  Les moustiques, les insectes et les animaux domestiques ne sont pas contaminants

·                                  Consulter un médecin ou un dentiste n’est pas contaminant

·                                  Donner du sang  n’est pas contaminant

·                                  Et surtout, les seringues à usage unique et les rapports protégés ne sont pas contaminants