Bassin minier : Le PCF, le PS et Attac demandent la libération des prisonniers

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Tunisie : le Parti Socialiste demande la libération des prisonniers du bassin minier de Gafsa

Le 16 septembre 2009

 

Pouria AMIRSHAHI a reçu au siège du Parti socialiste M. Abderrahmane HEDILI, porte-parole du Comité national de soutien aux habitants du bassin minier et membre du comité directeur de la Ligue Tunisienne des droits de l’Homme.

 

La rencontre a principalement porté sur la situation inacceptable des 18 personnes détenues depuis la brutale répression par le pouvoir du mouvement social de Gafsa (voir le communiqué du 5 février 2009). Les témoignages sur les conditions de détention (isolement des prisonniers, privations, brimades et mauvais traitement) sont de plus en plus inquiétants.

 

Le Parti socialiste exprime sa solidarité avec les prisonniers, dont le seul crime est d’avoir demandé du travail, et avec leurs familles. Il demande aujourd’hui solennellement aux autorités tunisiennes et au Président Ben Ali de mettre un terme à leur détention. Le gouvernement français doit agir dans ce sens et intervenir auprès du pouvoir tunisien pour que les détenus soient libérés.

 

À la veille d’élections présidentielles et législatives en Tunisie, la France et l’Union européenne doivent rappeler aux autorités tunisiennes que l’Etat de droit et la liberté figurent en tête des conditions d’une coopération saine et durable entre les deux rives de la Méditerranée.

 

Communiqué de Pouria Amirshahi,

Secrétaire national aux droits de l’homme (ici)

 

 

 

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Tunisie : le PCF demande la libération des prisonniers du mouvement social du bassin minier

 

Des inondations catastrophiques ont frappé durement la région de Redeyef en Tunisie, provoquant des destructions importantes. Des maisons se sont écroulées sur leurs habitants. Il faut déplorer plus de 20 morts et un nombre considérable de blessés.

 

Le Parti communiste français réaffirme sa pleine solidarité avec la population de cette région déjà victime d’épreuves dramatiques qui lui ont été imposées par les agressions et la répression systématique du régime policier du Président Ben Ali.

 

 Dans ces circonstances dramatiques, les autorités Tunisiennes se doivent d’apporter aux populations concernées le respect et tous les soutiens qu’elles attendent, notamment la libération des prisonniers du mouvement de protestation sociale du bassin minier.

 

La France doit intervenir dans ce sens et rappeler avec fermeté le régime tunisien aux règles essentielles d’un Etat de droit.

 

A un mois des élections générales en Tunisie, la France et ses partenaires européens ne peuvent que s’inquiéter du verrouillage politique total de la vie politique dans le pays et de la sophistication des méthodes employées pour faire du Président Ben Ali, le Président à vie d’un Etat sans pluralisme, sans démocratie, sans les libertés civiles et politiques essentielles…

 

Parti communiste français (ici)

 

Paris, le 25 septembre 2009.

 

Solène Björnson-Langen

Attachée de presse de Marie-George Buffet Attachée de presse du Parti communiste français

 

 

 

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Pour la libération des prisonniers du bassin minier en Tunisie

 

Le réseau des militants des Attac d’Europe s’adresse aux dirigeants de l’Union européenne

 

Le réseau des militants des Attac d’Europe rassemblé à Nanterre les 18,19 et 20 septembre s’adresse aux dirigeants de l’Union européenne :

 

         plus de 20 syndicalistes et démocrates tunisiens ont été condamnés à des peines de prison de 8 à 10 ans. Ils n’avaient fait que défendre la population de Gafsa, qui s’opposait au chômage, à l’injustice sociale et à la répression violente. Nous rappelons qu’au printemps 2008, à la même date, une répression similaire avait frappé la population de Sidi Ifni au sud du Maroc.

 

Ces prisonniers tunisiens ont été récemment dispersés aux quatre coins de la Tunisie, ce qui crée de grandes difficultés supplémentaires à leurs familles. Nous exigeons leur libération immédiate ! Nous exigeons que l’Union européenne intervienne !

 

         Par ailleurs, il est inacceptable que les pays riches imposent de fortes restrictions au déplacement des personnes alors qu’ils organisent la totale liberté de circulation des marchandises, des services et des capitaux, libres circulations qui sont parmi les principales causes de la crise financière, sociale et écologique actuelle.

 

Nous exigeons que toute personne puisse circuler librement et donc un changement radical dans la politique des pays européens en matière de délivrance des visas.

 

Nanterre le 20 septembre 2009

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